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Salsa Guyanel'agenda des danseurs

Salsa cubaine, portoricaine, bachata, kizomba : s'y retrouver

Sur une même soirée en Guyane, on entend souvent quatre danses différentes en moins d'une heure. Voici de quoi les distinguer à l'oreille et au pied, sans jargon, pour choisir son premier cours ou simplement comprendre ce qui se passe sur la piste.

Salsa cubaine, dite « casino »

C'est la plus répandue ici, et de loin. Née à Cuba, elle se danse en cercle : le couple tourne autour d'un axe commun, les figures s'enchaînent en rond plutôt qu'en ligne, et le guideur utilise beaucoup son corps entier, pas seulement ses bras. Le pas de base part en arrière, ce qui la rend confortable sur un sol irrégulier ou en plein air. Sa version collective, la rueda de casino, réunit plusieurs couples en cercle qui exécutent les mêmes figures au signal d'un « appeleur », avec changements de partenaire à la volée. C'est bruyant, joyeux, et parfait pour rencontrer du monde. Côté musique : timba, son cubain, et tout ce qui a des cuivres qui montent et une rythmique qui accélère.

Salsa portoricaine, dite « en ligne »

Elle vient des communautés portoricaines et cubaines installées aux États-Unis, et se danse sur une ligne imaginaire : la partenaire traverse d'un côté à l'autre du guideur, les passes sont nettes, les tours plus nombreux et plus rapides. On distingue le style « on1 » (le premier pas tombe sur le premier temps) et le style « on2 » (le pas marqué tombe sur le deuxième temps, plus proche des percussions). Elle laisse une grande place aux shines, ces moments où chacun danse seul face à l'autre. Elle demande un sol lisse et un peu d'espace. Côté musique : salsa dura des grands orchestres, salsa romantique, mambo.

Bachata

Danse de la République dominicaine, plus lente et plus proche que la salsa. Le pas de base se fait sur quatre temps, latéralement, avec un léger déhanché sur le quatrième temps. On entend tout de suite la guitare, plaintive, qui ne ressemble à rien d'autre. Deux grandes familles cohabitent en soirée : la bachata dominicaine, vive, avec beaucoup de jeux de pieds, et la bachata sensuelle, plus lente, avec des ondulations du buste et des mouvements guidés depuis le haut du corps. Les débutants y trouvent souvent leur premier bonheur : le pas de base s'attrape en une soirée.

Kizomba

Ce n'est pas une salsa, et ce n'est pas latin non plus : la kizomba vient d'Angola et se danse sur des musiques lusophones, lentes, avec une basse ronde et très présente. La connexion est étroite, le guidage se fait par le buste, les pas sont petits et glissés. On la croise en fin de soirée salsa, quand le rythme redescend, ou dans des soirées qui lui sont entièrement consacrées. Si la bachata sensuelle vous plaît, il y a de fortes chances que la kizomba vous plaise aussi.

En un coup d'œil

DanseOrigineOn la reconnaît à…Idéal pour
Salsa cubaineCubacouple qui tourne en rond, cuivres, rueda collectivedébuter en Guyane, danser en plein air
Salsa portoricainePorto Rico et États-Unisligne, tours rapides, shines, grands orchestresle travail technique, les stages
BachataRépublique dominicaineguitare plaintive, quatre temps, déhanchéun premier cours sans pression
KizombaAngolatempo lent, basse ronde, connexion étroiteles fins de soirée

Et en Guyane, qu'est-ce qui se danse ?

Surtout de la cubaine et de la bachata, souvent dans la même soirée, avec quelques morceaux de kizomba en fin de nuit. La portoricaine reste minoritaire : on la voit lors des stages et chez une poignée de passionnés qui dansent en ligne au milieu des cercles. Les initiations gratuites relayées sur l'agenda sont presque toujours en cubaine ou en bachata, ce qui reste le chemin le plus simple pour commencer.

Par où commencer ?

Dans tous les cas, personne ne vous demandera de choisir un camp. Les danseurs que nous avons interrogés ont presque tous commencé par un style avant d'en adopter un autre, et la plupart mélangent tout selon la musique. Le seul vrai conseil : venir, et revenir la semaine suivante.